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Un de mes maîtres, le grand Carlos Gandolfo, me disait avec ironie, qu’il était loin le temps où les professeurs d’interprétation travaillaient avec leurs élèves d’une manière imprécise, sur des bases faibles, vieilles traditions et quelques conseils occasionnels.

Pendant le XIX siècle les sciences et les arts expérimentent en occident un essor considérable.

Dans l’art du chant, par exemple, Manuel García (1805-1906), à travers ses recherches scientifiques sur l’anatomie du larynx est à la base d’une considérable révolution dans l’enseignement du chant. Manuel García est encore aujourd’hui un référent mondial pour les chanteurs classiques ou de comédie musicale. Dans le domaine de l’interprétation il y a eu aussi un considérable essor. Stanislavsky (1863-1938), a été le créateur d’une méthode harmonique, organique, holistique et consciente pour comédiens et comédiennes, que constitue encore aujourd’hui une référence mondial pour les plus grands, sans distinctions de langue ni de culture.

Les expériences en neurosciences qui ont été faites dans l’Université de Parme en Italie, sur le comportement du public face aux comédiens ou comédiennes qui utilisent la méthode de l’action physique, sont sans appel et valident amplement cette méthode initié par Stanislavsky et développé par ses disciples.

« Stanislavsky nous a transmis les principes les plus importants de notre art. Et surtout nous a révélé que ces principes appartiennent à la propre nature de l’être humain. Il disait : Il nous faut une technique interne qui nous mène vers la création artistique consciente. Se laisser aller à la secousse de la première émotion qui nous envahie et la prendre comme de la vrai inspiration est lamentable. Le comédien doit être capable de vivre une intense vie intérieure qui est le fruit d’une élaboration complexe s’il veut transmettre au spectateur une vraie émotion scénique »

Javier Cruz

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